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mercredi 6 avril 2011

Ashley Judd raconte son enfance difficile

(BUM) Ashley Judd a écrit un livre dans lequel elle révèle que son enfance était loin d'être ce que les gens croyaient.
L’actrice Ashley Judd s’est ouverte à propos de son enfance très difficile, grandissant dans une famille connue du milieu de la musique country, rapporte le magazine Us.
Dans un nouveau livre autobiographique intitulé All That Is Bitter and Sweet, l’actrice de 42 ans parle franchement contre sa mère, une chanteuse country connue.

Judd raconte : « Ma mère, alors qu’elle se transformait en la légende du country Naomi Judd, a créé un mythe autour des Judd qui ne correspondait pas du tout à ma réalité. Ma sœur et elle ont souvent été citées, affirmant que notre famille incluait le “plaisir” dans le dysfonctionnement. Je me demandais “Qui, exactement, avait tout le plaisir? Qu’est-ce que je manquais?” »

Parmi les nombreuses révélations de Judd, elle affirme que sa mère avait convaincu son père qu’il était également le père de sa sœur Wynonna, alors qu’il ne l’était pas.

L’actrice révèle même qu’il y avait constamment de la drogue dans leur maison et qu’à la suite du divorce de ses parents, sa mère avait fréquenté un homme « violent, héroïnomane, qui avait un casier judiciaire ».
En plus d’avoir été laissée seule durant de longues heures, parfois durant des jours, Judd révèle avoir même été abusée sexuellement dans une pizzéria par un vieil homme qui était connu de tout le monde.
Source : ?

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La terrible enfance d’Ashley Judd
 people-match | Mercredi 6 Avril 2011

| Photo REUTERS/Ramin Rahimian

Dans un livre confession, Ashley Judd jette l’opprobre sur sa famille. La fille de la célèbre chanteuse country y dévoile son enfance traumatisante, entachée par l’abandon et la violence.

Strass et paillettes d’Hollywood ne suffisent pas à effacer les blessures passées. A 42 ans, Ashley Judd a décidé de s’épancher sur son enfance difficile. Une enfance qui l’a bouleversée, parsemée de traumatismes. Dans son autobiographie «All That Is Bitter & Sweet» –«Tout ce qui est amer et sucré»-, l’actrice révèle les dessous d’une famille de renom dans la musique country. Fille de la chanteuse Naomi Judd et d’un consultant en marketing, Michael Ciminella, Ashley Judd n’a que quatre ans lorsque ses parents se séparent. Elle quitte la Californie avec sa mère et sa demi-sœur Winnona –reconnu par Michael Ciminella, qui croyait que c’était sa fille, alors que son père biologique était un dénommé Charlie Jordan- pour le Kentucky. Soumise à une éducation stricte et fréquentant les meilleurs écoles, la future star de «Ruby in Paradise» assiste, impuissante, à la descente aux enfers de sa mère.

«Ma mère, pendant qu’elle se transformait en cette légende country qu’est Naomi Judd, a créé un mythe sur notre famille qui ne correspondait pas à la réalité», écrit la comédienne, citée par RadarOnline. Elle et ma sœur racontaient que notre famille inconventionelle était ‘amusante’. Je me demandais :’Qu’est-ce-qui est amusant exactement? Qu’est-ce que j’ai manqué ?» Dans son souvenir, la drogue était omniprésente chez elle, son père consommant régulièrement des substances hallucinogènes. Un mauvais rêve qui va perdurer avec la séparation de ses parents. Sa mère retrouve un nouveau compagnon, qu’Ashley Judd décrit comme «accro à l’héroine», un individu «violent avec un passé judiciaire».

Délaissée… et abusée
«On m’a poussée à croire que notre mode de vie était normal, à ne jamais le remettre en question ou à se plaindre, confie-t-elle. Même lorsque je restais seule durant des heures, parfois durant plusieurs jours, ou lorsque l’on me confiait sans m’avertir à un autre parent.» Cette passionnée d’art dramatique prend conscience du drame familial qui se joue devant elle. «J’aimais ma mère, mais je redoutais le chaos et l’incertitude qui l’accompagnaient constamment. J’avais la sensation d’être une étrangère, observant sa vie, elle qui réalisait ses rêves.»

Un manque d’attention qui va engendrer l’horreur. «Un jour, un vieil homme que tout le monde connaissait m’a attirée dans un recoin sombre. Il m’a offert de l’argent pour jouer au flipper de la pizzeria si je m’asseyais sur ses genoux. Il a ouvert ses bras et je me suis agrippée à lui. J’ai été choquée lorsqu’il a soudainement serré son bras autour de moi, collant sa bouche contre la mienne, et y enfonçant sa langue», se souvient la star, écœurée.
«J’étais dépressive»
Ce tragique épisode de son enfance fait écho à d’autres agressions sexuelles. Dépressive, Ashley Judd a des pensées suicidaires, délaissée par une mère qui vit au rythme de son succès. «L’anormal devient normal», a-t-elle expliqué à «People». Après des débuts à la télévision, l’apprentie comédienne crève l’écran dans «Smoke» de Wayne Wang. Elle figure désormais au casting des superproductions hollywoodiennes –«Heat» en 1996 ou encore «Le Collectionneur» l’année suivante. Sans tabou ni limites, Ashley Judd dévoile sa plastique au cinéma et multiplie les idylles avec ses partenaires à l’écran, notamment Robert DeNiro et Matthew McConaughey.

Sa rencontre avec le coureur automobile écossais Dario Franchitti va bouleverser sa vie. Ils se marient en décembre 2001. Cinq ans plus tard, il l’encourage à soigner sa dépression dans une clinique spécialisée au Texas. «Je serais morte sans lui, confie-t-elle avec émotion. Il a rendu ma vie plus belle.» Une course folle dont Ashley Judd est finalement ressortie victorieuse.


Source : http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/La-terrible-enfance-d-Ashley-Judd-269011/

Marie-Chantal Toupin - COEUR DE ROCKEUSE


ARTICLE - 16 juin 2005
Rockeuse au cœur tendre, Marie-Chantal Toupin a lancé Non négociable, l'album le plus personnel et mature de sa jeune carrière.

Dès l'âge de sept ans, la blonde chanteuse à la voix rocailleuse se produisait dans les bars pour le plaisir de ces messieurs-dames. À son père qui aurait de loin préféré la voir assidue à l'école, elle jure d'échouer dans toutes les matières s'il ne lui permet pas de chanter. "Je voulais chanter dans les bars. J'étais tannée de toujours chanter devant le même monde, c'est-à-dire ma famille, se souvient-elle en rigolant. J'avais vu une annonce des Découvertes de Jean Simon à la télévision et j'avais sommé mon père de l'appeler."

Même si le parcours fut ensuite sinueux, Marie-Chantal Toupin compte maintenant un nombre faramineux de fans et son dernier album, Non négociable, sorti il y a trois mois, est à deux doigts d'être platine.

Sur ce troisième opus, Marie-Chantal Toupin fait preuve d'une plus grande maturité, avec des textes plus personnels et une assurance dans le ton qu'on ne lui connaissait pas. Celle qui y allait de ses "toé c'est moé pis moé c'est toé" dans son dernier album s'exprime dans une langue plus propre et articulée sur Non négociable. "Ça s'est fait naturellement. Puisque j'ai collaboré avec des auteurs-compositeurs français, automatiquement, les textes sont moins "joual québécois"", raconte celle qui tente présentement une percée en France et dont le prochain voyage devrait se faire en août prochain. Parmi les 11 titres, on compte entre autres les collaborations des auteurs Jean-Paul Dréau (Toutes les mêmes), Rock Allison (En toi), sans oublier Roger Tabra (premier single, Naître). Sa bonne amie Andrée Watters lui a aussi écrit une chanson sur mesure (Dépendance).
Marie-Chantal a composé les textes de deux chansons sur cet opus, soit Cette mélodie (prochain single) ainsi que Tout effacer, qui traite d'une agression sexuelle dont elle a été victime dans son enfance. "Ça faisait plusieurs fois que je faisais des tentatives, mais ça ne sortait pas, je trouvais que l'histoire n'avait pas de sens, que c'était trop long, j'avais l'impression qu'il fallait que j'explique. Alors qu'au fond, je n'ai eu aucune explication à faire. Un matin, je me suis levée avec mon café, j'ai pris un papier et un crayon et c'est sorti, se rappelle-t-elle. Je me sentais prête à en parler, à me libérer et à chanter la chanson, surtout."

Pieuse, Marie-Chantal Toupin n'éprouve aucune réserve à parler de son guide spirituel, le plaçant même au second rang des remerciements de sa pochette, après son gérant et amoureux Eduardo Da Costa. "Ma relation avec Dieu est super bonne. Tous les soirs, je lui pique une jasette puis je le remercie. Je ne le vouvoie pas, je le tutoie, parce que c'est mon chum, mon ami. Puis à chaque belle chose qui arrive dans ma vie, je lui dis un gros merci pour ce qu'il me fait vivre, pour tout ce qu'il me donne, l'abondance, la santé, l'amour... Je ne suis pas la fille qui va se déplacer pour aller à la messe, mais je suis celle qui va prier à chaque moment, à chaque chose que je vois puis qui m'éblouit dans ma journée. Ça peut être le soleil, ça peut être un oiseau, ça peut être n'importe quoi..." note-t-elle.

Marie-Chantal Toupin prendra part au Festival d'été des collines de Chelsea en offrant un spectacle inspiré de ses trois albums, le 18 juin au Camp Fortune.

Non négociable
Marie-Chantal Toupin
(Disques La Québécoise)

 

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Nouvelles Musique

Marie-Chantal Toupin: son livre lancé le 10 mars

Le livre «L'envers de ma vie – Un parcours d'espoir», écrit par Marie-Chantal Toupin en collaboration avec Marc Gervais, sera lancé 10 mars. La chanteuse y traite de certains moments troublants de son existence.
On dit que Marie-Chantal Toupin se livre à coeur ouvert dans ce bouquin et y traite de son parcours qui n'a «rien d'un conte de fées.»

«Des raisons de sa séparation amoureuse et de sa réconciliation avec son gérant Eduardo Da Costa, au pourquoi elle ne voulait pas apparaître sur ce célèbre panneau publicitaire du pont Jacques-Cartier, en passant par ses souvenirs d'enfance candide et vulnérable, jusqu'à cette histoire sordide d'agression sexuelle dont elle a été victime. Autant de révélations sur ses amours, ses peurs, regrets, croyances et rêves, ayant toujours pour but d'amener les lecteurs à la réflexion», peut-on lire dans un communiqué.

Malgré les nombreuses difficultés, la chanteuse veut démontrer que le bonheur et le rêve sont toujours possibles grâce à son livre.

Rappelons que Marie-Chantal Toupin participe régulièrement aux conférences de Marc Gervais, ex-policier, auteur et motivateur. Cet homme aurait notamment aidé l'artiste à passer à travers des moments difficiles.
«L'envers de ma vie – Un parcours d'espoir» est publié aux éditions Un monde différent.
Sur les sites Internet d'Archambault et Renaud-Bray, le bouquin de Marie-Chantal Toupin semble être disponible depuis le mois de janvier. Il sera toutefois lancé de manière officielle le 10 mars.

Nanette Workman: une vie rockambolesque

Nanette Workman
Le Soleil, Jocelyn Bernier

Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Rock'n'roll, Nanette? Oui, et plus que vous ne pouvez l'imaginer! À la lecture de Rock'n'Romance, la biographie signée Mario Bolduc (Libre Expression), on ne cesse de s'étonner devant le parcours tumultueux de la belle Nanette. De son agression sexuelle à sa dépendance aux drogues dures, de ses collaborations avec les Rolling Stones à ses rendez-vous manqués avec le vedettariat planétaire, l'ennui n'a jamais rendez-vous dans ce livre étonnant qui nous fait entrer dans une autre époque, en même temps qu'il nous plonge dans l'intimité d'une star qui a survécu au yé-yé.
«Si j'avais vraiment voulu avoir une carrière internationale, je l'aurais eue. Mais ce n'est pas quelque chose que j'ai raté, parce que j'ai eu du succès dans beaucoup de choses. J'aime être en contrôle de ce que je fais et dans les trucs plus vastes, on perd le contrôle», explique Nanette, de passage à Québec lundi pour la promotion du livre.

Toute de noir vêtue, une ceinture Harley Davidson à la taille, Nanette ajoute que la carrière internationale, c'était peut-être davantage le rêve de sa mère, Beatryce. Mais plusieurs fois dans sa vie, à New York, à Londres ou à Paris, du yé-yé au rock, en passant par le disco, Nanette est passée à un cheveu de toucher ce rêve. Les nombreux hommes de sa vie, des musiciens pour la grande majorité, ont été éblouis par son talent. Johnny Hallyday, qui avait promis de marier la belle Américaine et de lui ouvrir les portes de la gloire, voyait en elle le croisement entre Édith Piaf et Tina Turner.

«Avec Hallyday, j'étais en amour avec lui. Pour moi, l'amour était plus important que la carrière. Les deux n'ont jamais marché ensemble. J'aurais pu faire une carrière plus large avec ces hommes (Hallyday, Peter Frampton et d'autres), mais la grande carrière toute seule ne me tentait pas.»
L'amour passait tellement avant tout que Nanette a déjà refusé de faire la première partie de la tournée des Wings parce que son chum jaloux, Angelo Finaldi, estimait que Nanette et son groupe ne seraient pas à la hauteur!

«C'est quoi un mauvais coup? Si on dit un bon ou un mauvais coup, on émet un jugement. J'essaie de ne plus le faire. J'ai fait des coups désavantageux, mais je suis sortie gagnante. J'ai appris à connaître le monde et à devenir empathique», dit-elle sans le moindre regret.
«J'ai aimé l'amour...»

Dans les années 70, les journaux à potins en ont dit long sur les ravages de la drogue dans la vie de Nanette Workman. Mais qui savait qu'elle a été héroïnomane? Qui savait qu'elle s'en est sortie toute seule, à force de volonté? 

«La drogue et l'alcool, à l'époque tout le monde le faisait. On était tous dans le même bateau. Ça n'a pas tant changé, je pense. C'est peut-être un peu moins répandu, mais aujourd'hui il y a d'autres drogues, comme le crack. La drogue, on en parlait beaucoup à l'époque dans les journaux parce que c'était nouveau.»
Évidemment, les relations amoureuses de Nanette ont aussi fait la manchette : Tony Roman, Pagliaro, Serge Fiori... La vie de Nanette, c'est une suite de passions et de dépendances.

«Je ne sais pas c'est quoi le vrai amour finalement. J'ai aimé l'amour, j'ai été passionnée, mais quand je sentais qu'il n'y avait plus de passion, je m'en allais. C'est noir ou blanc, jamais gris pour moi. Je ne reste pas pour travailler une relation. Je suis comme ça», remarque-t-elle en l'acceptant et sans chercher plus à comprendre.
D'ailleurs, si Nanette a choisi de raconter sa vie à 62 ans, elle jure que ça n'a rien à voir avec des volontés thérapeutiques.

«C'est juste parce que c'est une bonne histoire! Je crois que les gens auront du fun à la lire. Tout ce que j'ai vécu, c'est intéressant. Les hauts, les bas, c'est pas une histoire plate...»


Source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/200811/17/01-801691-nanette-workman-une-vie-rockambolesque.php

Nathalie Simard- BRISER LE SILENCE




Entrevue avec Nathalie Simard- TVA


Incapable d'importer le vidéo. Désolée.
Plusieurs autres vidéos sur le sujet sont cités dans la section « Vidéos WEB ».
 
 








 

Nathalie Simard se livre


Mise à jour le vendredi 27 mai 2005 à 9 h 23
.

C'est avec aplomb que Nathalie Simard a donné, à sa demande, une entrevue exclusive au réseau TVA, même si la jeune femme a versé des larmes à quelques reprises. Pour la première fois, elle a parlé des agressions dont elle a fait l'objet dans sa jeunesse de la part de son gérant, Guy Cloutier.


La chanteuse, qui a été agressée pendant 7 ans, n'avait que 11 ans au moment des premières agressions. 

Elle dit avoir brisé le silence pour sa fille et par besoin de se libérer.

Elle n'a pas porté plainte auparavant, explique-t-elle, parce qu'elle avait peur de Guy Cloutier et qu'il la dominait.

S'il n'y avait pas eu d'enregistrement incriminant lorsqu'elle a confronté Guy Cloutier, elle n'aurait pas pu le dénoncer, affirme-t-elle. « Il m'aurait détruite. »

S'adressant aux victimes de pédophilie, Mme Simard a insisté sur l'importance de dénoncer les agresseurs, se disant très fière de la justice et du travail des policiers. Elle veut d'ailleurs consacrer une partie importante de son énergie à aider les victimes de pédophilie et aussi à sensibiliser la population « à cet énorme problème ». 

Les 100 000 $ qu'elle a touchés pour l'entrevue seront entièrement versés à la fondation qu'elle entend créer.

Revenant sur les montants qu'elle a reçus de son ancien impresario pendant 10 ans, elle soutient n'avoir jamais fait de chantage et n'avoir jamais voulu monnayer son silence.

Une sentence assez sévère?

« Il n'y a pas une sentence qui va me redonner ma vie de petite fille. Il n'y a rien qui peut racheter ça », a commenté Mme Simard en se référant à la peine de 42 mois à laquelle Cloutier a été condamné en décembre dernier. 

Elle soutient n'avoir jamais parlé à quiconque des agressions avant de les déclarer aux policiers. C'est la culpabilité qui l'a empêchée d'en parler à ses parents, qui avaient une confiance aveugle envers le gérant de leurs enfants.

Au sujet des deux filles de Guy Cloutier, surtout Véronique, avec qui elle n'a plus de contact, mais qu'elle a déjà décrite comme une soeur, elle dit éprouver de la compassion, du respect, rappelant qu'elles n'y sont pour rien.


Plus tôt cette semaine, Nathalie Simard a déposé une poursuite en dommages de 1,2 million de dollars contre Guy Cloutier. 

Celui-ci purge présentement sa peine d'emprisonnement à l'Établissement Saint-François, à Laval, après s'être reconnu coupable de cinq des neuf chefs d'accusation qui pesaient contre lui.

La vie de l'artiste fera l'objet d'un livre écrit par le journaliste Michel Vastel pour la maison d'édition Libre expression.

 

Julie Miville-Dechênes raconte les moments forts de l'entrevue de Nathalie Simard.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/RDI2/RDI200505262400_1.asx

Julie Marcoux a recueilli les réactions d'autres victimes d'agressions sexuelles à ce témoignage.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3Dhttp://www.radio-canada.ca/Medianet/RDIBande/RDI200505270500_1.asx

 

Source :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Index/nouvelles/200505/26/013-nathaliesimard.shtml

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De l’affaire Cloutier à l’histoire de Nathalie
Entrevue avec Michel Vastel
Par Magdaline Boutros – Semaine du 31 janvier au 6 février 2006
Chroniqueur politique depuis plus de 20 ans, Michel Vastel n’avait pas la tête de l’emploi pour rédiger la biographie de Nathalie Simard. Il ne connaissait rien au show-business et se tenait loin des histoires à sensations. Mais, voilà, on lui a demandé de l’aide et il n’a pu refuser. «Si ce qui est arrivé à Nathalie Simard était arrivé à l’une de mes filles et si elle demandait à quelqu’un de l’aider, j’espère que cette personne dirait oui», argue-t-il. Essuyant au passage nombre de critiques, le journaliste s’est lancé dans cinq mois d’enquête qui ont mené à la publication en novembre dernier du livre Briser le silence.

Depuis, la biographie a battu tous les records de vente au Québec. Plus de 200 000 copies ont été écoulées faisant de Briser le silence le plus grand vendeur de tous les temps dans la province voisine.

Michel Vastel y retrace la vie de Nathalie Simard, sa carrière dans le milieu du show-business, et les agressions sexuelles, psychologiques et financières que son impresario, Guy Cloutier, a perpétrées sur elle pendant plus de 20 ans.

À l’heure où les drames personnels remplissent les tablettes des librairies, nombreux sont ceux qui se sont rués sur la biographie avec le désir à peine voilé de dévorer les récits d’agressions et d’en grignoter les moindres détails vicieux. L’auteur en est à peine ébranlé.

«Ceux qui l’ont acheté pour ça ont sûrement été déçus», se défend-il ajoutant que sur plus de 300 pages, le récit des agressions sexuelles fait à peine 20 pages.

L’auteur réussi en effet avec agilité à contourner le piège du sensationnalisme. L’essentiel du livre met au jour l’incroyable machination qui avait été mise en place pour contrôler la vie de l’artiste et ses recettes financières et retrace l’apport crucial des policiers qui ont mené l’enquête. C’est un travail de journalisme d’enquête, rappelle l’auteur qui était de passage au Club canadien de Toronto la semaine dernière.

Les critiques le poursuivent toutefois. «Ça m’agace, admet-il. Je trouve qu’il fallait rendre justice à Nathalie Simard. Et c’est un bon livre, mais on ne lui rend pas justice. On ne s’est pas intéressé aux intentions réelles de Nathalie Simard ni à la qualité littéraire du livre», soutient le journaliste qui admet avec une touche d’ironie être en train de «refaire son image de chroniqueur politique».

Le plan de Quebecor

La publication du livre s’inscrit dans un «plan», savamment orchestré par Quebecor. L’entreprise a proposé une offre globale à Nathalie Simard comprenant une grande entrevue télévisée à TVA avec Paul Arcand, le lancement du livre chez Libre Expression, et un documentaire diffusé également sur les ondes de TVA. En échange de l’exclusivité que lui réservait Nathalie Simard, Quebecor acceptait de défrayer les frais, vraisemblablement faramineux, d’avocats.

«C’est Jacques Michel, compositeur et chanteur, qui a conseillé à Nathalie Simard d’accepter une offre globale de Quebecor. Ils étaient les seuls à pouvoir faire ça. Ils ont la télé, la maison d’édition, les journaux.» «C’est un choix très conscient qu’elle a fait, défend Michel Vastel. Ce qu’il faut reconnaître, c’est que c’est probablement la meilleure opération qu’elle pouvait espérer en ce sens qu’elle voulait que son histoire soit bien racontée et que ça permette de lancer une opération d’aide aux victimes avec sa Fondation [la Fondation Nathalie-Simard].»

Mais, une fois le silence rompu, à quoi bon continuer de nourrir le public avec son drame?

«Ça a été beaucoup exploité, trop probablement, admet Michel Vastel. Mais c’est terminé. [...] Nathalie Simard ne donnera plus aucune entrevue, elle ne prononcera que des discours pour sa fondation.»

Le phénomène «Nathalie Simard»

Lors de sa conférence au Club canadien de Toronto la semaine dernière, le biographe a souligné l’énorme impact social qu’a créé la sortie publique de Nathalie Simard au Québec.

Pendant les mois qui ont suivi ses premières déclarations publiques, les organismes de soutien aux victimes d’agressions sexuelles ont connu des augmentations fulgurantes des demandes d’aide. La loi du silence était tout à coup brisée. «Beaucoup de gens voulaient parler», souligne Michel Vastel qui a lui-même reçu plusieurs confessions de victimes de pédophiles. Certaines d’entre elles en parlaient pour la première fois.

Le milieu artistique a également été ébranlé par l’enquête menée par Michel Vastel. «Beaucoup d’artistes ont commencé à se poser des questions sur la manière dont leur carrière était gérée», souligne-t-il.

Mais avant tout, Michel Vastel a prêté sa plume à Nathalie Simard pour «lui rendre justice». «Depuis le déclenchement du scandale, on ne parlait que de l’affaire Cloutier, comme si l’événement était que l’abuseur se soit fait pincer. [...] Avec mon livre, mon rêve était que les gens arrêtent de parler de l’affaire Cloutier et parle de l’affaire Simard ou de l’affaire Nathalie.»

Le biographe ne mentionne à aucun moment dans la biographie le nom de l’impresario, pour qu’on l’oublie, pour rendre à Nathalie son histoire.


Source : http://www.lexpress.to/archives/165/