dimanche 1 mai 2011

Elles surmonteront leur traumatisme avec un cheval


Publié le 16 Janvier 2011
 
Un centre de thérapie pour les jeunes filles victimes d’agressions sexuelles ouvrira ses portes
L’ancien Hôtel Equus de L’Avenir sera transformé en un centre de thérapie équestre accueillant les jeunes filles de 12 à 18 ans qui ont été abusées sexuellement. Concept inédit au Québec, le Centre Ekuus fournira une aide précieuse aux victimes en les sortant de l’isolement et en leur permettant de reprendre une vie sociale active.

 Le Centre Ekuus fournira une aide précieuse aux victimes en leur offrant un support psychologique et émotionnel, notamment par la thérapie avec le cheval.




Ce centre, projet de la Fondation Ekuus, ouvrira ses portes à l’été 2011 et pourra accueillir, dès le départ, 16 jeunes filles.

«Nous prévoyons déjà une capacité d’accueil de 32 demoiselles d’ici 2012», laisse entendre Nathalie Boutin, fondatrice, en soulignant qu’une fille sur quatre est abusée sexuellement avant l’âge de 18 ans au Québec.

C’est à l’occasion d’une campagne de sensibilisation à travers le Québec afin d’informer les populations sur la mission et le projet principal de la Fondation que Mme Boutin a connu l’emplacement de l’Hôtel Equus, alors à vendre.
«Lors d’une des conférences, quelqu’un est venu me parler de l’hôtel. J’ai tout de suite été enchantée par l’endroit non seulement parce qu’il y avait des chevaux, mais aussi parce qu’il est situé en plein cœur du Québec. En plus, les installations correspondent très bien aux besoins du centre et les propriétaires nous le vendent à moitié prix», explique-t-elle satisfaite.

Le projet représente un investissement total de 2,8 M$. Pas moins de 50 emplois seront créés.

Un havre thérapeutique

La psychothérapie facilitée par le cheval sera le traitement principal du Centre Ekuus.
«Le cheval est un outil très puissant qui, utilisé par un thérapeute, est en mesure d'ouvrir des opportunités et de rendre possible l'amélioration d'une pathologie psychique ou d'un mal-être», précise celle qui a survécu à quelques agressions sexuelles.

D’autres activités thérapeutiques complémentaires telles que l’art, l’auto-défense, l’écriture et l’horticulture seront également offertes aux résidentes.

«Quelques heures seront également consacrées chaque jour pour l’étude. Je suis en train de faire les démarches auprès du Centre jeunesse et de la commission scolaire», indique celle qui est designer de métier.

Au dire de celle-ci, l’évolution thérapeutique s’inscrit dans une durée s’étalant de quelques semaines à plusieurs mois, selon les besoins de chaque survivante. Soulignons que les services et l’hébergement seront offerts gratuitement aux jeunes filles. La Fondation Ekuus a néanmoins besoin du soutien financier des Québécois pour mener à bien ce projet.
«Un changement profond commence par une implication, un simple geste pour une grande différence», expose-t-elle en manifestant son désir d’ouvrir éventuellement un centre dédié aux jeunes garçons.

Dans un premier temps, les intéressés sont invités à aller voter sur le site du concours «Projet ICI c’est mieux avec Pepsi» à l’adresse www.icicestmieux.com/ekuus , et ce, d’ici le 28 février. Si elle gagne, la Fondation pourrait recevoir 100 000 $.

D’autre part, il est également possible de participer à la campagne de financement «Mouvement d’ailes» en organisant une collecte de fonds sous la forme, entre autres, d’un souper spaghetti, d’un bingo ou d’un spectacle-bénéfice.
«De beaux cadeaux en guise de remerciement seront offerts aux personnes qui amasseront un minimum de 500 $», fait savoir la femme d’affaires.

La Fondation Ekuus est un organisme de bienfaisance à but non lucratif fondé en mai 2008. Les services offerts par la Fondation Ekuus se veulent complémentaires aux services liés à la cause, déjà disponibles dans la société québécoise. Pour plus d’informations, il est possible de consulter le site Web au www.ekuus.net .


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Thérapie avec le cheval pour les adolescentes









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La Fondation Ekuus envisage de créer pour la première fois au Québec, un havre thérapeutique résidentiel multiculturel, visant le traitement des traumatismes des survivantes d’agressions sexuelles.

Le premier havre thérapeutique résidentiel nommé Centre Ekuus hébergera des jeunes filles de 12 à 18 ans agressées sexuellement. Les psychologues et intervenants professionnels du Centre Ekuus ont particulièrement recours à la psychothérapie facilitée par le cheval. 

D’autres activités thérapeutiques complémentaires à notre programme seront pratiquées dans les différents pavillons du centre. On parle ainsi de la thérapie à travers l’art, l’écriture, l’horticulture et les arts martiaux.

La Fondation Ekuus est un organisme de bienfaisance à but non lucratif, fondé en mai 2008. Les services offerts par la Fondation Ekuus se veulent complémentaires aux services liés à la cause, déjà disponibles dans la société québécoise. Elle se donne pour mission d’ouvrir des Centres Ekuus à travers le Québec afin de traiter les traumatismes. La Fondation Ekuus espère éventuellement ouvrir des centres supplémentaires, dédiés également aux jeunes garçons victimes d’abus sexuels

Source : www. ekuss.net


Victime de cyberintimidation par sa meilleure amie


28 avril 2011 à 14:47


Justine Williams a 13 ans. À onze ans, elle remportait une bataille contre le cancer, après y avoir laissé une jambe. La vie a repris son cours normal jusqu’en février dernier, alors que des textos de menaces ont commencé à déferler dans sa messagerie.


C’est peut-être son combat contre le cancer alors qu’elle était si jeune qui a appris à Justine à ne pas se laisser abattre par l’adversité, même quand elle a peur. Imaginez si vous receviez entre trois à cinq textos anonymes chaque jour, des messages qui affirmeraient «Je vais tuer tous tes animaux», «Je vais mettre une bombe dans ta cour», «Je vais te violer» et qui avec le temps deviendraient de plus en plus vulgaires et méchants. C’est ce qu’a vécu Justine et qui a fini par lui faire tellement peur qu’elle ne voulait plus aller à l’école.

Justine Williams et ses parents, lors d’une entrevue donnée à une chaîne de télévision américaine.

En l’entendant répéter si souvent qu’elle ne se sentait pas bien – un bon prétexte pour éviter d’aller à l’école quand on vient de vaincre un cancer – la mère de Justine aussi a pris peur, croyant que c’était la maladie qui revenait s’acharner sur sa fille. Puis Justine a décidé de ne pas se laisser faire et de se battre. Elle a finalement parlé avec sa mère de la cyberintimidation qu’elle subissait. Sa mère a immédiatement contacté la police locale (la famille habite dans le Massachusetts) et c’est ainsi que Justine a appris que la personne qui la harcelait ainsi n’était nulle autre que… sa meilleure amie.
L’enquête a dévoilé que cette «meilleure amie» (son nom n’a pas été dévoilé) passait par un site web pour faire ses appels et masquer son identité et qu’elle poussait même le sadisme jusqu’à envoyer ses textos (la police en a dénombré 90 en tout) tout en «skypant» avec Justine, question de pouvoir observer sa réaction quand elle les lisait.
Le rapport d’enquête ne dit pas ce qui a poussé l’amie de Justine à agir ainsi. Le procureur local a quant à lui décidé de la punir en l’obligeant à suivre dix sessions avec un conseiller, à accomplir vingt heures de travail communautaire et à envoyer une lettre d’excuses à Justine. Le père de cette dernière trouve que c’est là une peine bien légère : «Si vous ou moi avions fait ce genre de menaces envers quelqu’un, on serait en prison, a-t-il déclaré à la presse. Si cette fille agit comme ça au primaire, qu’est-ce que ce sera quand elle sera au secondaire ?»
La question est posée : quelle est la meilleure punition pour la cyberintimidation ?


Keeley Houghton, 18 ans : la première Britannique à être incarcérée suite à de la cyberintimidation.

En août 2009, Keeley Houghton, une Anglaise de 18 ans, a été condamnée à trois mois de prison dans une institution pour jeunes délinquants après avoir publié des menaces de mort sur Facebook contre une jeune fille qu’elle harcelait depuis l’âge de 14 ans.
En janvier dernier, Matthew Riskin Bean, 20 ans, a été condamné à 45 jours de prison pour avoir envoyé à un directeur d’école une photo du pénis d’un jeune garçon de 13 ans afin d’humilier ce dernier.
En novembre 2010, un avocat, Raphael Golb, a été condamné à six mois de prison pour avoir utiliser de fausses identités en ligne dans le but de harceler et discréditer un spécialiste et collègue de son père.
En avril 2010, un juge a condamné à dix-huit mois de détention dans un centre communautaire et à 200 heures de bénévolat un homme qui avait envoyé cinq textos de menaces à son ami quelques heures avant que ce dernier ne mette fin à ses jours alors qu’il n’avait que 17 ans.


Megan Gillan, 15 ans. Elle se tue pour fuir la cyberintimidation que lui font subir des filles de son école.

Megan Gillan, elle, avait 15 ans quand elle s’est suicidée suite au harcèlement et à l’intimidation (cyber ou pas) que lui faisaient vivre quelques jeunes filles de son école. Ces dernières n’ont jamais été accusées de quoique ce soit.
Une étude britannique a récemment démontré que près de 40 % des jeunes âgés entre 14 et 16 ans ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation. Les problèmes de harcèlement et d’intimidation n’ont rien de nouveau. Ce qui est nouveau c’est que grâce à l’internet et aux nouvelles technologies, on ne peut plus laisser ces fléaux au pas de notre porte quand on revient chez soi. Ils pénètrent chez nous, nous suivent nuit et jour.


Croquis de Jean-François Champagne, soupçonné de de harcèlement et de menaces de mort sur Twitter. Illustration : Mike McLaughlin.

Et ce problème n’existe pas que dans les écoles, comme l’a prouvé il y a peu l’arrestation de Jean-François Champagne, 21 ans, accusé de harcèlement criminel et de menaces envers plusieurs personnalités québécoises. Ce sera intéressant de voir la punition que recevra celui qui a sévi sur le cyberespace sous le nom de «jeffsabres» et qui a été mis en liberté conditionnelle jusqu’à sa deuxième comparution, le 13 mai prochain.

Source : http://www.synchro-blogue.com/synchro/2011/04/victime-de-cyberintimidation-par-sa-meilleure-amie.html

Un garçon de 10 ans agressé sexuellement à Gatineau

Mise à jour le dimanche 10 avril 2011 à 15 h 59


Un garçon de 10 ans se serait fait agresser dans un boisé à Gatineau.
Un présumé agresseur sexuel a été arrêté à la suite d'un incident impliquant un garçon de 10 ans, dimanche matin, dans un parc de Gatineau.
Le Service de police de la municipalité indique que le garçon s'est perdu à vélo dans un boisé, à proximité d'un terrain de soccer. C'est lorsqu'il a demandé son chemin à un étranger qu'il se serait fait agresser.
Le suspect a été intercepté alors qu'il tentait de prendre la fuite. L'homme de 49 ans originaire de Saint-André-d'Argenteuil est connu des policiers.
Ce serait la dénonciation rapide de la jeune victime, qui s'est réfugiée chez un voisin, qui a permis aux corps policiers d'intervenir.
http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2011/04/10/001-agression-sexuelle-garcon-10-ans-parc-gatineau.shtml

Nos petites filles et leurs modèles

Par Sylvie St-Jacques
Adorable ou déplacée
 
«Les adolescentes à qui j'enseigne sont très préoccupées par leur apparence, constate Nathalie St-Germain, enseignante à la Polyvalente Lucien-Pagé, à Montréal. Même si elles ont peu d'argent, elles en consacrent une grande partie à l'achat de vêtements.»

L'enseignante de 33 ans considère qu'il y a un fossé entre les filles de sa propre génération et celles d'aujourd'hui. «Elles sont beaucoup plus intéressées par la mode que nous l'étions à l'époque, constate-t-elle. Quand j'étais adolescente, on se rebellait en portant des chemises de chasse.»

Selon Pascale Navarro, cette obsession de l'apparence et ce goût pour une mode hyper-standardisée viennent d'un réflexe profondément ancré dans les moeurs féminines et qui consiste à vouloir être conforme à l'image de la femme modèle que propose la société. «De tels archétypes jouent sur l'angoisse de la perfection. De plus en plus d'adolescentes se font refaire les seins pour être parfaites, alors que leur croissance n'est même pas terminée. La féminité qui leur est proposée est faite de clichés et de stéréotypes.»

La plupart des écoles, refusant d'être le lieu de tous les excès, imposent un code vestimentaire. « Mais la chose est loin d'être facile à gérer, note Nathalie St-Germain. Là où j'enseigne, le port d'une camisole qui dévoile le nombril est interdit, mais les filles en portent quand même sous leur veste. Dès qu'elles en ont la chance, elles enlèvent la veste!»

Le rôle des parents
Les parents ont, bien sûr, raison d'intervenir quand ils jugent que la tenue vestimentaire de leur adolescente dépasse les limites du bon sens et de la décence. Mais par où commencer et, surtout, comment aborder la question sans brimer l'individualité de son enfant et sa liberté d'expression à un âge où la quête identitaire prend tellement de place?

À cette question, la psychologue Maria Dudek répond de façon fort simple: l'autorité parentale ne s'improvise pas. Quand on s'est imposé comme parent dès l'enfance de son petit, il est plus facile de négocier avec lui une fois qu'il est devenu ado. De toute façon, à force de dialogue et de négociation, on finit par arriver à quelque chose, surtout quand on donne la preuve au jeune que notre intérêt est sincère et qu'on sait tenir compte de ses besoins psychiques.»

Les «tweens»: des préados-rois
Mais comment les modèles féminins actuels peuvent-ils s'imposer de façon aussi dominante dans la société? Tout ça est possible parce que des adultes y trouvent leur compte. Les tweens sont une mine d'or pour des entreprises comme Gap, Nike, Le Château et compagnie. «On est en train de créer un autre groupe de consommateurs, remarque Pierrette Bouchard. Plusieurs ont compris qu'il y avait de l'argent à faire avec les jeunes.

Certaines études de marché s'intéressent même à la façon dont les préados s'y prennent pour obtenir des sous de leurs parents et comment ils les dépensent.»

Et que faut-il avoir, comme parents, pour faire contrepoids à ces conglomérats et proposer à son enfant d'autres valeurs que celles de la soumission aux diktats de la mode? Des reins solides et un sain rapport d'autorité avec son rejeton, à tout le moins...

Grandir avec les stéréotypes
Et nos filles particulièrement, qui misent tant sur l'apparence? Quels outils sont-elles en train de se donner pour faire face à la vie, une fois adultes? «On naît de sexe féminin, mais on devient la femme que l'on choisit d'être», philosophe Pascale Navarro. «En leur inculquant des valeurs axées sur l'apparence, on apprend aux filles à se définir en fonction du regard des hommes, continue Pierrette Bouchard.

«Je suis inquiète quand je vois à quel point nos jeunes filles sont centrées sur l'image et le paraître, continue Mme Bouchard. L'apparence est importante et peut même être un atout. Mais on ne forme pas des individus solides en leur disant que c'est là une valeur centrale. Ça n'augure rien de bon pour l'estime de soi et pour la vie relationnelle. Si elles s'engagent dans une relation de couple avec pour seul bagage leur pouvoir de séduction, la relation peut difficilement s'approfondir et il ne leur restera pas grand-chose si la relation se brise. Ça fera d'elles des femmes drôlement malheureuses.»

Refuser les diktats
Lutter contre le discours ambiant et les messages qui envahissent l'espace public n'est pas facile. Pourtant, encourager son jeune à développer une pensée critique est le meilleur cadeau qu'un parent puisse lui faire. «L'une des tâches des parents et des enseignants est d'initier les jeunes à la consommation afin qu'ils ne cèdent pas à tous les courants, considère Pierrette Bouchard qui, avec d'autres chercheurs, travaille à la conception d'outils et de documents pédagogiques sur le sujet. Il faut leur apprendre à ne pas tout prendre pour du cash, à poser des questions. Il faut leur faire voir qu'il existe une diversité de
modèles. Il faut les aider à être bien dans leur peau, et ça, ça ne s'achète pas. C'est bien plus profond que l'apparence.»

Éduquer et faire passer ses messages, c'est bien. Mais encore faut-il donner soi-même l'exemple. «Plusieurs femmes adultes s'habillent comme des petites filles, remarque Pascale Navarro. Comment encourager l'esprit critique et apprendre à son adolescent à résister à la dictature de la mode et de la consommation si on n'a pas fait soi-même son bout de chemin à ce
propos ?»

Dans son essai sur la modestie féminine, la journaliste insiste à plusieurs reprises sur la pertinence de la théorie féministe pour forger une société plus égalitaire et, surtout, libérée du joug de la mode et des stéréotypes. «On remarque actuellement une grande dévalorisation de l'humanisme, de la pensée et de l'engagement. La fascination des gens pour les marques est à cet effet très révélatrice. Les marques sont les déléguées de la puissance. Les porter est devenu un symbole d'existence, une façon de faire sa place. Mais un être humain, tout comme une société, ne grandit pas en adhérant à une telle superficialité. Ça prend quelque chose de plus engageant.»

Après avoir connu ses heures de gloire dans les années 1970 et 1980, le féminisme a été fortement mis à l'épreuve. Plusieurs sont d'avis que les femmes sont allées trop loin et qu'elles doivent désormais modérer leurs ardeurs puisque l'égalité des sexes est (en apparence) un fait accompli. Le féminisme projette toujours une image péjorative. Le fait de s'interroger sur l'attitude de nos jeunes filles face à la séduction est perçu par plusieurs comme vieux jeu, puritain et rétrograde.

«Au Québec, nous avons une importante tradition de militantisme et d'engagement communautaire, remarque Pascale Navarro. Mais, souvent, la réflexion est considérée comme quelque chose de superflu. Il existe un anti-
intellectualisme latent, associant les femmes qui réfléchissent à des pelleteuses de nuages.» Bien sûr, il ne s'agit pas de revenir aux valeurs puritaines d'autrefois, qui faisaient du corps un objet de péché.

Mais n'est-il pas normal de s'inquiéter de l'avenir de nos filles et de chercher des moyens de leur apprendre à ne pas se laisser piéger au jeu des apparences, à ne pas se définir à partir du regard que l'homme porte sur elles?


Vous avez apprécié cet article? Il provient de l'édition d'avril 2003 du magazine Madame qui, chaque mois, vous propose des recettes, des menus, des rencontres, des témoignages, des articles en santé et en beauté. Tout cela et bien plus dans votre magazine Madame.

L'accès aux salons de bronzage devrait être interdit aux adolescents afin de réduire les risques de cancer de la peau, soutient l'Académie américaine de pédiatrie.

Cancer de la peau: Des médecins américains veulent interdire les salons de bronzage aux adolescents

L'accès aux salons de bronzage devrait être interdit aux adolescents afin de réduire les risques de cancer de la peau, soutient l'Académie américaine de pédiatrie.

Plus de 30 États ont déjà légiféré sur l'accès des mineurs aux salons de bronzage, alors que certains ont interdit l'entrée aux enfants de moins de 14 ans ou ont rendu l'autorisation parentale obligatoire.
Les États de l'Illinois et de New York étudient notamment l'imposition d'une amende pour tout jeune de moins de 18 ans fréquentant ces endroits.

La sortie de l'Académie est publiée lundi dans la revue Pediatrics.

L'auteure principale de l'article, la docteure Sophie Balk de l'Hôpital pour enfants de Montefiore, dans l'État de New York, affirme que le bronzage est surtout populaire auprès des jeunes filles. Certaines d'entre elles font de leur séance de bronzage un rituel avant la soirée de bal étudiant.

Environ 8700 personnes sont mortes des suites d'un mélanome malin l'an dernier, et quelque 68 130 nouveaux cas ont été diagnostiqués. Des recherches associent les séances de bronzage à un risque accru de cancer de la peau.

Associated Press

Des pilules contraceptives nocives?

Publié le 07 février 2011 à 07h56 | Mis à jour le 12 février 2011 à 21h09

Un reportage de la chaîne CBC a récemment fait état du fait que plusieurs adolescentes canadiennes ont souffert de conséquences graves, allant jusqu'à la mort, après avoir pris ces contraceptifs oraux, qui sont les plus prescrits au Canada.

Les contraceptifs en cause, Yasmine et Yaz, sont produits par la société Bayer. Ils contiennent une hormone appelée drospirénone, qui aurait l'avantage de réduire l'acné et les ballonnements associés au syndrome prémenstruel, selon Bayer. Sur le marché depuis 2001, cette hormone se trouve aussi dans le traitement pour femmes ménopausées Angeliq, un autre produit de Bayer. Des versions génériques de ces médicaments existent depuis peu aux États-Unis.

Tous les contraceptifs oraux accroissent les risques de souffrir de problèmes de santé - accidents vasculaires cérébraux, calculs rénaux, crises cardiaques ou maladies de la vésicule biliaire. Les plus récentes études, publiées en 2009, soutiennent que la drospirénone accroît aussi le risque de thrombose veineuse, c'est-à-dire la formation de caillots de sang dans les veines. Ce risque serait jusqu'à deux fois plus élevé qu'avec d'autres contraceptifs oraux. Les pilules Yasmine et Yaz accroissent aussi le risque de souffrir d'hyperkaliémie, un excès de potassium dans le sang, ce que reconnaît Bayer.

Les récentes études indiquent que les contraceptifs les moins dangereux sont à base de lévonorgestrel, une hormone qui se retrouve notamment dans les pilules de marque Alesse, Seasonale et le contraceptif d'urgence Plan B.

Auteur de l'une des études en question, le Dr Frits Rosendaal, du Leiden University Medical Center, aux Pays-Bas, a affirmé à La Presse qu'il n'est pas prouvé que la drospirénone a des bienfaits supérieurs aux autres hormones, malgré ce qu'affirme le fabricant. Il soutient que toutes les pilules sur le marché ont des bienfaits comparables.

Scepticisme chez les gynécologues

Certains spécialistes doutent de la validité de ces études, pointant des failles dans la méthodologie. L'un d'eux est Robert Reid, professeur d'obstétrique-gynécologie à l'Université Queens, en Ontario. Il explique que les risques de thrombose veineuse sont plus importants durant la première année d'utilisation du contraceptif, quelle qu'en soit la marque. Selon lui, ces études n'ont pas tenu compte de ce facteur, ce qui a pu fausser les résultats. Il a indiqué que deux autres études, menées par Bayer pour obtenir l'approbation des contraceptifs, seraient plus rigoureuses et démontrent que le risque de thrombose n'est pas plus élevé avec la drospirénone qu'avec d'autres hormones. Les porte-paroles de Bayer Canada affirment que la Société des obstétriciens-gynécologues du Canada partage cet avis.

La Dre Violaine Marcoux, obstétricienne-gynécologue à l'Hôpital général juif de Montréal, croit pour sa part que les médecins signalent les complications plus souvent qu'auparavant, ce qui donne l'impression que les problèmes de santé sont plus fréquents avec les nouvelles générations de pilules. Elle est également d'avis que la majorité des pilules sont «interchangeables». Selon elle, toutes les pilules sont efficaces contre l'acné et les symptômes prémenstruels, et leurs risques sont comparables, bien que certaines utilisatrices ressentent plus d'effets secondaires avec une marque plutôt qu'une autre. Elle mentionne que c'est surtout la quantité d'oestrogène qui accroît le risque de thrombose. «On tend à prescrire la plus petite dose d'oestrogène possible», explique-t-elle.

Nouvelle étude à venir

Malgré tout, une nouvelle étude, qui devrait être publiée sous peu, pourrait confirmer les risques associés à la drospirénone. L'auteure, la Dre Susan Jick, professeure d'épidémiologie à l'Université de Boston, reconnaît les failles des études précédentes, mais elle vient d'arriver aux mêmes conclusions. Elle ne peut divulguer les détails de son étude avant sa publication, mais elle a déclaré à La Presse que ses résultats démontrent que le risque de thrombose est bel et bien plus élevé avec les pilules Yasmin et Yaz.

En mars 2010, des Canadiennes ont intenté un recours collectif contre Bayer, qu'elles accusent de ne pas les avoir informées de tous les risques des contraceptifs Yasmin et Yaz. La poursuite est en attente d'autorisation. Un recours collectif a aussi été intenté aux États-Unis en 2009.

Les contraceptifs Yasmin et Yaz ont été approuvés par Santé Canada respectivement en 2004 et en 2008. En date du 31 octobre 2010, Santé Canada avait reçu 178 signalements d'effets indésirables associés à Yasmin et 93 pour Yaz. Santé Canada a indiqué que «des enquêtes scientifiques supplémentaires sont nécessaires pour établir une relation de cause à effet.»