mardi 22 mars 2011

TU AS DES SYMPTÔMES DE DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE OU DES SIGNES PHYSIQUES lorsque tu es en contact avec des éléments qui te rappellent l'évènement traumatique

À la suite d’une agression sexuelle, une victime peut développer de l’anxiété soit des inquiétudes constantes et excessives accompagnées de manifestations physiques (fébrilité, difficultés de concentration, irritabilité, tensions musculaires, etc.).

L’exercice physique et le sport à raison de 30 minutes par jour contribuent à faire diminuer l’anxiété. La relaxation, la méditation, la cohérence cardiaque, le fait de penser à des souvenirs heureux, à des projets d’avenir stimulants, à vivre l’instant présent, à faire une activité où ta concentration est sollicitée (faire une recette de cuisine, faire un dessin d’observation, répondre à tes courriels, etc.) peut aussi t’aider. Si l’anxiété est très élevée, boire de l’eau ou manger peut contribuer à la diminuer en obligeant ton cerveau à passer à un mode moteur.

Certaines personnes vont souffrir également d’attaques de panique, c’est-à-dire des moments de malaises importants s’exprimant par des palpitations cardiaques, des bouffées de chaleur, une respiration altérée, une sensation d’étouffement, des maux de tête, des étourdissements, des tremblements, la sensation d’avoir les jambes molles. La victime peut avoir l’impression d’être terrassée par un infarctus alors que ce n’est pas le cas. Ces attaques se manifestent habituellement lorsque la victime est en contact avec des éléments ou des situations qui ressemblent à l’évènement traumatique. Parfois cette anxiété se généralisera à d’autres situations.

QUE FAIRE?

Souvent lorsqu’on essaie de contrôler ou d’empêcher l’anxiété ou l’attaque de panique celle-ci a tendance à augmenter. Il est alors préférable de l’accueillir et d’essayer de la gérer. Tout d’abord, en portant une attention à ta respiration afin qu’elle soit complète (du ventre jusqu’en haut de la poitrine). Puis, en te parlant avec compassion et empathie, en accompagnant cette partie de toi qui a peur plutôt que de te blâmer ou de te dévaloriser. Tu pourrais t’adresser à cette partie et te dire, par exemple: « Lorsque j’ai été agressé-e j’avais vraiment eu très peur de (nomme ta peur- ex. mourir) et c’était tout à fait normal. Maintenant, c’est terminé… Ici, présentement, il n’y a pas de danger. Un élément semblable à l’agression a réveillé ma peur… mais aujourd’hui, il n’y a pas de raison d’avoir peur, il n’y a pas de danger réel. Ce n’est pas comme lors de l’agression, c’est différent… (nomme les différences)». Il est certain que si ta vie est encore menacée et qu’à l’instant où tu te dis cela tu es encore en danger que cette technique ne fonctionnera pas!

Si l’anxiété persiste ou si les crises de paniques sont fréquentes, n’attends pas, va chercher de l’aide! Les gens qui travaillent auprès de victimes connaissent de nombreuses techniques dont certaines te seront sûrement utiles afin de retrouver une paix intérieure et une vie normale. Si tu risques d’être agressée à nouveau, ils pourront t’aider à trouver des solutions.

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